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1 février 2006 3 01 /02 /février /2006 14:38
Alors ce matin je me suis brossé les dents et puis j’ai pris mon petit déjeuner ensuite j’ai réfléchi sur la meilleure façon de comprendre pourquoi au fond le monde est pourritement injuste mais que quand même y’a des bons moments mais ils nous filent entre les doigts comme le sable blanc des plages du club Méditerranée ah mais c’est pas tout il faut que je débranche la cafetière parce qu’elle est super sale vu que je l’ai pas mise dans lave vaisselle depuis genre trois jours (putain c’est trop con) alors dans ces moments là tu vois on se rend compte de la futilité d’un tas de truc mais faut dire non quand même l’idée c’est de dire NO NO NO plus question d’accepter tout ça NO NO NO heureusement je vais voir une expo cet aprèm et je sens trop le plan casse burnes parce que l’air est super pollué lorsqu’il fait froid dans des villes comme Paris finalement peut-être que la vraie tendance c’est de porter des fringues avec des molécules dégueulasses comme celles qui sortent du cul des bus vraiment faudra sans doute que je me fasse un plan total nature un jour mais putain quel jour oui putain c’est un vrai truc de dingues et cette cafetière toute crasseuse non ça va pas je sens que je vais vomir hier soir j’ai trop bu dans ce monde on essaie de se raccrocher à un peu tout je pense que je vais écrire un roman oui un roman noir quoi mais totalement noir comme cette saloperie de marc de café que j’ai renversé sur la table basse pleine de mégots de cigarettes menthol et dans ce roman je raconterai des des je sais pas enfin plein de choses carrément hard ouais comme la vie là bas tu vois tout est tellement carrément hard eh merde j’ai mis du marc de café aussi sur mon jean oh y’a mon portable qui sonne
 
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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 22:18
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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 17:15
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30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 15:53

Depuis des lustres une certaine conception de l’avancement culinaire propose à notre confusion tout un cortège de détournements de sens à faire perdre le goût. N’est-on pas en droit de réclamer, dès lors, une plus grande rectitude morale dans la préparation d’un avenir nutritif tout empreint d’une dignité galvanisante ? Qu’avons nous retenu de cette puissante manifestation de l’esprit domestique au service d’un meilleur confort pondéral et qui stipulait sans détour : « dans l’cochon tout est bon » ? Il semble hélas que bien des oreilles pénibles n’eurent pour mince activité que d’articuler le subtil précepte ci-dessus dans la plus arthritique des argumentations dissonantes. Si bien que le fromage de tête produit eut la fâcheuse conséquence d’entamer sans vergogne la joyeuse et insouciante propension - qui animait presque chacun naguère - à confire le quotidien jusqu’à ce qu’il devienne consommable à la cuiller et non plus résistant comme la chair martiale du cheval de Troie. Et vas-y que j’te file au rayon surgelé sous néons, voiture laborieusement parquée et chariot dans les pognes. « On va pas encore prendre de la pizza, r’garde, y’a des crêpes au fromage ! »

Il fut un temps où l’hilarité la plus spasmodique eut fait se contorsionner la plus banale des ménagères en blouse, si on lui avait suggéré bas au pavillon de l’oreille (comme pour une blague frivole) que les crêpes au fromage c’est de la cuisine. Car il faut bien s’entendre : un lapin chasseur, une daube, une blanquettes, ça évoque les fourneaux, les crêpes : le snack. ’Tention, ne nous méprenons point, si déjà le citadin sans mômes savait aller plus loin que la préparation de la pâte crêpeuse puis sa cuisson en poêle, s’il savait ne serait-ce que composer une béchamel sans grumeaux, s’il savait que des champignons de Paris n’aiment guère tremper dans l’eau (surtout émasculés), s’ils n’ignoraient pas à quelle chaleur régler le four sans la notice, ça ne serait, disons, pas si grave. Car oui, nous en sommes là : non seulement la crêpe au fromage n’est plus considérée comme un divertissement pour cuisinier en herbe tout imprégné encore des beaux traits colorés d’un Michel Oliver optimiste ; on considère cette mise en bouche tellement complexe à bidouiller, qu’il faut s’en remettre aux dieux cancérigènes de l’alchimie industrielle. Un B-A BA perdu : « qui ne sait pas faire du pain perdu, ne risque pas de réussir un baba ».

Et Dieu, dans son infinie mansuétude, a entendu les prières des justes, s’est mis à bricoler une créature. Une créature écologiquement responsable, une créature finement pédagogue, une créature aussi mesurée que généreuse, une créature qui mérite d’être qualifiée d’auvergnate. Il s’agit d'Eric Roux. Homme admirable, s’il en est, ce hussard noir du goût, nous a toujours, avec patience et conviction, présenté la face la plus digne de la chronique télévisée (et radiophonique aussi). Car le pèlerinage du saint homme, parcourant les plateaux profanes, l’esprit farci d’un savoir absolu, a conduit les plus moribondes brebis, vers les rives laiteuse et mielleuses de l’alphabet culinaire. En connaissez, vous, dites, en connaissez vous beaucoup, qui, à son instar, savent en quelques minutes vous transmettre une recette simple, délicieuse et surprenante, vous transmettent des algorithmes de bases, la classification périodique des éléments gastronomique, les tables de multiplication du cuisinier, la manière de choisir le produit, le vrai, avec sa peau, sur l’étal ; mais vous transmettent avant tout : l’envie de cuisiner ? En connaissez vous beaucoup des gars qui vous balancent, comme ça, là, sans prévenir, une recette que l’on croit tout de go dadaïste : endives revenues dans l’huile d’olive et cuites dans du jus d’oranges et cumin ? De quoi défibriller tout amateur de chicons ! Et pourtant, qu’il essaie l’amateur de chicons timoré, qu’il la fasse (en deux temps trois mouvement) et qu’il la goûte, la recette, et il vera. « Ah, nom d’une palourde claustrophobe, c’que c’est bon ! », s’exclamera-t-il béat. 

Et voilà que le diable, dans son infinie malveillance, nous dépixellise Eric Roux, il nous l’ôte du tube cathodique, de l’écran LCD, de la dalle au plasma ! Il nous l’extirpe du tuner analogique ; bref, nous le détélévisionne.

Pleurons, mais n’omettons pas, cela fait d’aller jeter un œil à cette adresse, car les chroniques du Vénérable continueront de s’y afficher telles la délicate empreinte du safran sur l’exquis fumet d’une nage de megalodon : http://www.rouxcuisine.com/

A lire, sur le sujet, l’émouvant hommage de Requia : http://requia.canalblog.com/archives/2006/01/27/1281189.html

  

 

 

 

 

 

 

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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 23:46

DEJEUNER TRES SIMPLE 

 

 

Andouillette de cormoran aux trois sauces exportées

 

Oracle en paupiette et heures frites

 

Château de fromage

 

Conjoncture glacée au Grand-Marnier

 

 

 

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29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 23:23

 

L'étoile mystérieuse

Encre sur papier découpé, juin 1998

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26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 13:59

Le professeur Jules César de l’International Magical and Medical Research Institute (IMMRI), a déclaré le 27 octobre 1903, dans une entrevue accordée au journal Li Mondikos : « en cas de constipation généralisée, il parait inévitable que nous devrions nous résoudre à ouvrir au moins quelques unes des boites de conserve de Piero Manzoni »

 

Pour plus d’informations sur le sujet :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Merda_d'artista

 

 

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25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 15:30

La plupart des gens sont affreusement intelligents. A tel point qu’ils en oublient de perdre le fil de tous les discours, récits, argumentations de tous poils. C’est bien là une chose follement dangereuse car insolemment triste. Ils veulent de la tenue, du sérieux et du sens jusqu’à en oublier l’état brut de l’esprit, le sourire des idées, l’effleurement de l’invention. Qu’ils aillent encore, encore, encore dévorer des cailloux salés, qu’ils oublient ce qui ne surgit pas mais s’offre d’une silencieuse réverbération. Sans mal ni bien s’ouvrent inlassablement à l’oreille en corolle, les petits dépôts parfumés de la néofantaisie.

- Foutre, c'est lyrique !

- Hein ?

- Je dis : c'est lyrique.

- Ah.

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25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 15:27

Autant vous le dire tout de suite : y’a du pour et du contre.

 

Un certains nombre de représentants religieux aiment à rappeler de façon plus ou moins détournée que le sujet reste toujours d’actualité. N’est qu’à voir cette récente réclame télévisée de chez Monsieur Citroën pour s’en convaincre, où des nonnes, largement coiffées, pleurent à chaudes larmes l’embarquement sans retour de leurs immémoriales deux-chevaux. Certes, un rajout hollywoodien nous invite à croire qu’elles s’en remettent aussi sec, à l’arrivée d’un lourd chargement de voitures neuves ; mais d’aucun y flaireront la supercherie : voyez, je vous prie la version « director’s cut » de cette œuvre et vous saurez combien nos nonnes dépriment à qui mieux mieux ! Et ce n’est certes pas l’attrait de vieilles carlingues gris-mat qui ont pu suscité un tel amour sacré chez les Sœurs. Impossible pourtant d’en savoir plus sans rompre des secrets de confession. La position de l’Eglise catholique a d’ailleurs toujours été plutôt nébuleuse quant au sujet, lors même que sa Sainteté Jean-Paul II se faisait greffer un exosquelette papamobile blindé.  Et si la chose n’est certes pas totalement du ressort de la théologie, elle n’en demeure pas moins intimement liée.

 Ma voisine, Félicienne Masson, employée de maison à la retraite, est pourtant convaincue du contraire.

- Du contraire de quoi ?

- Ben, du contraire de ce que pensent probablement les religieuses.

- Ah bon, passque moi je pensais que c’était rapport au lien avec la théologie.

- Mais pas du tout (crétin) !

C’est par le recours aux travaux de Luis Walter Alvarez sur la physique des particules, que Ma’ame Masson entend valider sa thèse, qui ne fut à l’origine qu’une simple supposition empirique. L’argument est finalement assez simple et repose sur la mise en valeur de certains noyaux radioactifs dans la structure de l’âme.

 

Quant à moi, et c’est là bien entendu le plus intéressant de l’affaire, je me souviens d’une Renault 16 appartenant à mon père à l’arrière de laquelle était disposé un plaid en laine (pour pas salir) et qui grattait formidablement les jambes lorsqu’on s’y plaçait en culotte courte. Cet engin aux lignes curieuses et qui fit fureur dans les années 70, était presque toujours empli d’une fumée suffocante qui m’infligeait de pénibles nausées et qui était dû à l’ingurgitation tabagique de notre papa. J’avais pourtant une réelle affection pour ce véhicule à qui je parlais volontiers, que j’encourageais avec force compliments dans l’ascension de côtes pentues, et dont je caressais tendrement le skaï des sièges. Je l’appelais aussi toujours par son nom : Totote. Et je dois dire qu’elle s’est comportée avec moi, tout au long de son existence, comme une amie exemplaire, complice de mes facéties, confidente de mes douleurs, calme et bienveillante, inlassablement à l’écoute, équipée d’un klaxon sonore… Sa tragique disparition, un soir d’hivers en 1978, m’aura permis de comprendre ce qu’est la mort : la Grande faucheuse a pris sa vie, le ferrailleur, son âme.  

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