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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 18:14


Aujourd’hui, encore un fond de tiroir. Fichier Midi datant du e-néolithique (époque à laquelle le genre humain découvre l’intérêt de Windows 95 dans le polissage de la pierre), cette archive a nécessité de savantes procédures de rafistolage audiogalactique.

Il s’agit d’une version quelque peu mutante et un brin exotique de l’admirable Confirmation du non moins admirable Charlie Parker.
 
Oyez, si vous ne craignez point d’en oindre vos tympans. 

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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 23:20

 

En 1966, filmé, avec le son, à une table de restaurant, le réalisateur de cinématographe Jean Renoir s’adresse à Rivette (autre personnalité dans le métier du cinématographe) en alliant gestes et paroles : « si vous empilez ces soucoupes [des cendriers], vous obtenez une tour, et cette tour prouve l'existence de Dieu... Mais au départ vous ne vouliez rien prouver du tout ! » Un peu auparavant il expliquait: « On ne découvre le sens d'un travail que lorsque ce travail est terminé » Et voilà pourquoi il est ici question d’arrêt, il y est foutrement question d’arrêt, et pas seulement pour permettre aux voyageurs de descendre visiter la citation-station « Renoir », mais encore, pour bien ancrer l’idée du point final, qui manque fatalement aux ingénieurs de la tour de Babel. En fait, plutôt, il n’y en a pas qu’un, il y en a autant qu’on veut.
 
Clarifions un peu. Au départ on empile nos cendriers sur la table d’un restaurant, ou bien nos liasses de scenarii, nos kilomètres de pellicule ; ou bien nos formules littéraires sur le papier matheux gourmand : nous nous efforçons, autant que faire se peut, de faire ce que nous pouvons pour constituer quelque choses d’à peu près cohérent qui veuille dire quelque chose. Bouh bouh, pfeuh ! Un boulot, quand même, du tonnerre de Brest, mais faut ce qui faut. Ensuite, avec le temps, la cervelle, les autres, on s’apperçoit qu’on en a dit un peu plus que ce qui était prévu. Et peut être même, qu’après quelques centaines de milliers de tours en cendriers sur beaucoup beaucoup de tables de restaurant (désertés par les gourmets enfumés jusqu’à l’agonie gustative) on pourra se dire : Ah, ah ! Voilà donc ce que j’avais dans l’occiput. Mais ça c’est pour la fin. Entre temps il y a eu un certain nombre de plus petites fins, plus modestes ; des fin utiles. On pourrait dire des buts. On pourrait aussi dire des désirs et s’arrêter vite fait à la station-citation « Deleuze-Guattari » pour s’informer très touristiquement de ce qu’on ne désire jamais seulement quelque chose toute seule comme une conne, mais toujours des agencements de choses. Prenons un exemple : le vélocypède. Je veux un vélocypède. Mais quand j’y pense à ce machin qui me fait baver, je rève de tout ce que je vais pouvoir faire avec : me balader à la campagne, sillonner la ville derrière les autobus avec un masque à gaz très chic (à cause du diésel), déballer l’engin de son emballage (moment intense de bonheur qui passe forcément: trop vite parce qu’on est trop pressé d’ôter tous les machins qui cachent l’objet), descendre les côtes à toute vitesse les cheveux plaqué comme un danseur de tango (là on évite à tout les coups de penser à la montée, quelqu’un qui désire un vélocypède ignore les montées, à plus forte raison un danseur de tango !), lustrer le cadre avec bienveillance et le voir briller sous la lumière d’un néon bleu de garage, etc. Ainsi, sans doutes, il en va de même pour un Jean Renoir agençant soigneusement ses désirs de filmer, surtout que pour faire des films il faut requisitionner tout une légion d’autres quidams avec des cervelles pleines de désirs itou, si bien que se trament et se nouent une quantité faramineuse de désirs en ribambelles d’agencements. Mais dans le cas de qui écrit seul au fond de sa petite chambre éclairée d’une lampe arrachée à la poussière du gernier d’un grand-père qui savait garder-les-choses-utiles-des-fois-que-ça-puisse-servir, il en va de même encore, bien qu’à une échelle plus réduite.
Donc, on a fini des petits, des moyens, et des gros travaux qui nous ont permis de découvrir qu’on avait pas fini de découvrir qu’on peut continuer parce que l’ensemble de ces travaux au moment où on les contemple de haut constituent une édification plutôt cohérente dont on ignorait auparavant la possibilité. C’est l’avènement. Il y a quelques points finals, qui n’ont pu voir le jour qu’après une longue mise en place de petits points. 
 
Tout ça pour dire qu’il faut une bonne dose de conscience de fourmi littéraire pour écrire. On y va doucement, on se fixe d’humbles buts à nous que même si les autres ils trouvent que c’est minable, on les emmerde. 
« On n'écrit pas assez ! »
Gribouiller des centaines de pages pour construire un bouquin c’est tout l’inverse d’une tour de Babel. Primo parce que même Proust n’avait pas assez d’énergie pour écrire une infinité de pages, secondo parce qu’on écrit pour communiquer des choses et pas pour énerver Dieu.
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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 21:38

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 20:12

NYC - New York State,  13th district – Police Precinct - 05:09 pm  
 
 
Lieutenant DePiro : Eh bien Doc, je n’écoute plus vos messages, mon répondeur est saturé !
Docteur Thomas : Vous, enfin, Bob ! Je commençais à désespérer… C’est tout bonnement fou, je vous assure, tout bonnement fou !  
Lieutenant DePiro : Allons Doc, du calme, si vous m’exposiez plutôt les faits qu’on puisse y voir plus clair ?
Docteur Thomas : Mais les faits, ils sont simples… Un client, je sors prendre un café et hop, évaporé… Il était là, sur cette table. Personne hormis moi, Sam et les agents de ce foutu central n’a accès à la salle d’autopsie !
Lieutenant DePiro : Allez, c’est sûrement une blague ; vous savez, les gars cherchaient un truc pour fêter la naissance de votre petit fils.
Docteur Thomas : Une blague…? Voilà presque une journée entière que je courre dans tous les sens, que j’interroge tout le personnel, du planton au Capitaine, vous ne pensez pas qu’ils auraient trouvé mieux ?
Lieutenant DePiro : Mouais, bien sûr. Alors dites moi très précisément ce qui c’et passé, le moindre détail à de l’intérêt.
Docteur Thomas : Je vous le répète, à 8h30 environ, je déballe mon client avec Sam, je prépare le matériel et je sors tranquillement boire un café avant de commencer l’autopsie. Sujet inconnu, teint basané, portant cheveux longs et barbe, assez maigre, portant des marques de blessures légères sur le haut de la tête, une plaie au thorax et une sur chaque main et sur chaque pied. Je n’ai pas vu grand-chose, juste un œil en vitesse pour me donner un avant goût. Ah si, attendez, il est encore sur la table : ce drap. Notre bonhomme était emballé dedans, les gars de la morgue l’y ont laissé suivant les instructions d’un de vos sergents.
Lieutenant DePiro : Faites voir.
Docteur Thomas : Tenez, on dirait du lin, ce machin n’est pas franchement moderne, il semble tissé à la main. Et voyez ces traces brunes, le client y a comme laissé son empreinte. Il devait être fichtrement crasseux… Pourtant, et ça c’est assez bizarre, aucune odeur lorsque nous l’avons sorti, la décomposition ne semblait même pas avoir commencé. Et je sais que vous ne l’avez ni trouvé dans une chambre froide, ni au pôle Nord, nous sommes au printemps, il fait 27° à l’extérieur…
Lieutenant DePiro : En effet, mes gars l’ont ramassé à l’extrême sud de Corona Park, au bout de l’avenue, dans une sorte d’installation, on aurait dit une grotte, d’après eux.
Docteur Thomas : Bon, il n’était pas sous la glace… ?
Lieutenant DePiro : Non, non, juste étendu à l’intérieur de ce bidule dont personne, évidemment, ne sait ce qu’il fait là. Alors, je résume, vous sortez votre bonhomme de son sac, vous dépliez la nappe dans laquelle Mémé semble l’avoir enveloppé après son meurtre, il ne porte aucun vêtement, vous jetez un coup d’œil global, remarquez six blessures… Dites, aux pieds, aux mains et au thorax, c’était quoi comme genre de blessure ?
Docteur Thomas : Au thorax, quelque chose d’assez net, quinze centimètres environ, assez propre, sans doute une arme blanche. Aux pieds et aux mains, des plaies plus sales, même type d’objet pour les quatre, les marques étaient très semblables, j’ai d’abord pensé à une arme à feu, mais pas de traces de brûlure, aucun résidu alentours, vous savez, c’est le genre de chose que l’on voit immédiatement. Mais je serais bien incapable me prononcer sur la cause du décès étant donné que je n’ai plus de corps !
Lieutenant DePiro : Mouais, mouais, mouais… Un néo Hippie latino, ou clochard propre, qui se fait probablement un peu malmener avant d’y passer et qu’on dépose ensuite dans une sorte de mausolée aux abords d’un parc… Règlement de compte : je n’y crois guère. Pas de blessures par balle, le corps est exposé comme un sapin de Noël au lieu de finir au fond du Meadow ou d’un broyeur. Ça ne colle pas. Par contre, tout ça sent le rituel, je verrais bien une secte d’illuminés…
Docteur Thomas : Désolé Bob, mais je n’ai vu aucun beatnik en transe débouler dans les couloirs ce matin. Tout ce que je veux, moi, c’est qu’on me rende mon client. Je n’aime pas me faire piquer mon rosbif !
Lieutenant DePiro : OK, Doc, on va s’en occuper. Au fait, votre John Doe, ça ne serait pas mal de lui trouver un surnom avant qu’on parvienne d’une part à le retrouver, d’autre part à l’identifier. Vous dites que c’était un type basané, oriental ou latino, sûrement.  Faudrait quelque chose qui plaît aux hispaniques, on lui doit bien ça à notre farceur, pas vrai, Doc ?
Docteur Thomas : Je ne sais pas moi, Alberto, Luis, Juan… Jesus ?
Lieutenant DePiro : Ah oui, pas mal ! Jesus, ça me plaît bien, ça.
 
    
    
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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 18:38
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 02:43

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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 18:03

Oui, on peut causer de la Croix Rouge lorsqu’on est un homme sans évoquer Adriana Karembeu !
 
En voici la preuve.
 
Il y a un machin-chose qui m’intrigue
 
D’abord le fait que l’Union Européenne qui s’unionise dans moult domaines législatifs, économiques, environnementaux, etc. ne se préoccupe guère de mettre en place une formation qui pourrait avoir une utilité concrète. En effet, il n’existe aucun diplôme de secourisme à l’échelle européenne. Eh, ben c’est bizarre voyez-vous, parce que cela permettrait de une harmonisation dont chaque état tirerait certainement le meilleur bénéfice. Aller voir ailleurs comment ça se passe est toujours profitable, ne serait-ce que pour identifier ses propres lacunes… Bien sûr, je ne parle que du niveau européen mais on pourrait étendre à l’international (pas vrai, camarades !).
 
Mais j’en arrive à Adria… euh, je veux dire à la Croix Rouge.
Cet organisme pionnier propose un brevet européen de premiers secours (BEPS) qui est délivré en même temps que l’attestation de formation Prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC 1) qui remplace l’attestation de formation aux premiers secours (AFPS) depuis le 1er août 2007. L’AFPS équivalait quant à elle aux BNS et BNPS, pour la petite histoire (sauf qu’au lieu de 30 heures de formation pour un BNS, elle passait à 15…)
 
Vous suivez…?
 
Mais si le BEPS est reconnu par les différents organes nationaux de la Croix Rouge à travers l’Europe, il ne l’est point par les Etats…
 
Donc, Adriana, si tu me lis (et je sais que tu me lis quotidiennement), sil te plait, fais pression sur les gouvernants pour qu’ils n’oublient pas d’accorder de l’importance à un sujet qui n’a pas l’air d’intéresser beaucoup la CECA… non, la CEE… arrrghhlll, enfin  je veux dire l’UE !
 
Je t’embrasse tendrement ma poulette.
 
Des sites sur le sujet :
 
 
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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 22:40

Les “kakes” sont des “fakes” avec un “k”
 
Pour jourdh’ui voici une émission radiophonique présentée par Philippe Manœuvre avec Jacques Attali en spacial guest.
 
Enjoy

 
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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 09:22

Un peu de magie audiophonocybernétique ce matin avec une musique chargée d’émotion
.

Femmes, toutes de douceur et de sensibilité, mes éternelles muses, ce titre je pense que vous l’aimerez pour sa délicatesse rêveuse. Il vous est spécialement dédié.

note.png

La page d’Avishai Cohen sur Myspace Music d’où est extrait ce morceau
Son site officiel 
 
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 21:58

Public, mon amour, comme disait Pierre, suis fatigué ce soir, faudra donc vous contenter d’un petit aphorisme :
 

Il faut être très sûr des autres pour douter de soi !
 




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